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Poker Buzz vous parlera de tous les derniers buzz concernant le poker. Vous pourrez également revoir des parties de poker, approfondir votre poker et avoir notre avis sur les meilleurs sites de poker du moment.

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Evitez les excuses bidons, le downswing

Evitez les excuses bidons, le downswing

Afin de jouer au poker d'une façon un tant soit peu rentable, il vous faut être bien conscient d'une chose : il vous faut vous débarrasser des l'excuse des bidons !

Vous devriez bien garder cela en tête :

Au poker, il n'y a que des mains mal jouées.

Nous autres, humains, avons tous cette fâcheuse tendance à toujours nous trouver des excuses, et à en inventer si nous n'en avons aucune de valable sous la main. Nous avons toujours une bonne porte de sortie pour justifier notre malchance, notre comportement ou nos erreurs commises. Nous y recourons à longueur de temps, que ce soit au travail, dans la vie privée, en jouant ou en faisant du sport.

L 'homme ne connaît pas de limite quand il s'agit de trouver des excuses pour expliquer son propre échec.

Ce comportement n'est rien d'autre qu'un mécanisme de défense, de la même façon que nous fermons les yeux lorsqu'un objet s'approche (espérons juste qu'il s'agisse plus souvent d'une mouche que d'un poing). Nous protégeons ainsi également notre ego.

Et, si vous êtes honnête envers vous-même, vous savez que vous avez déjà fait usage, à plusieurs reprises, de ce mécanisme de défense.

Qu'est-ce que cela a à voir avec le poker ?

La réponse est très simple : Les situations évoquées plus haut, que l'on rencontre fréquemment dans la vie de tous les jours, vont tôt ou tard être fatales à votre bankroll.

Le problème est que la plupart des livres et articles sur le poker présentent, sur un plateau d'argent, la meilleure des excuses : les downswings, ou badbeats. Et sitôt qu'un débutant a lu les articles et chapitres dédiés à ce phénomène, il a une excuse toute choisie qui va pouvoir l'accompagner tout au long de sa carrière (à moins, bien sûr, d'avoir lu et compris le présent article).

N'est-il pas plus facile de parler de downswing ou de bad beat, plutôt que de réfléchir à ce qu'on pourrait avoir fait de mal en jouant telle main, que l'on vient de perdre ?

N'est-il pas plus simple de dire que l'on vient de se prendre un badbeat plutôt que de revoir la main au calme, de la poster dans le forum, afin de la soumettre aux analystes ?

Bien entendu, cela signifie plus de travail, mais il n'y a que comme ça que vous pourrez réussir au poker !

Ne serait-ce pas plus intelligent et intéressant d'analyser ses mains après une session, pour se rendre compte que ce sont les erreurs qui sont véritablement responsables des pertes que l'on a encaissées ?

Mais, soudain, la dure loi du poker réclame son dû, et le joueur en question subit son premier gros downswing. Il s'agit d'ailleurs rarement d'un véritable downswing, mais plutôt du fait que le joueur n'a pas le niveau, et que, vue les limites auxquelles il se trouve, ces pertes soudaines font très mal. Il perd une grosse partie de sa bankroll sur quelques centaines de main, ce qui est extrêmement pénible psychologiquement.

C'est alors que certains joueurs rentrent dans une logique pour le moins intéressante (l'exemple ci-dessous s'adresse aux joueurs Fixed Limit, mais il est également valable pour les joueurs NL ou SNG, avec d'autres valeurs)

  • Thèse 1 : Sur environ 20.000 mains, j'ai une winrate de +1,5 BB/100.
  • Thèse 2 : Les Winning players ont une winrate de +1BB/100.
  • Conclusion : Je suis un winning player.

D'où :

  • Thèse 1: Je sais qu'un winning player peut avoir des downswing de 200 BB ou plus.
  • Thèse 2: Je suis un winning player, comme démontré auparavant.
  • Conclusion : mes pertes d'environ 150 BB résultent donc d'un downswing. Rien de bien inquiétant, je peux donc continuer à jouer comme avant, et ma chance finira par revenir.

Malheureusement, il est rare que les joueurs soient en mesure de voir la réalité, il choisit la facilité et se réfugie derrière l'excuse du downswing.

Au poker, il y a deux façons de mesurer son succès :

  • La qualité des mains postées. Admettons que joueur A se mette à jouer au poker et poste 20 mains à la fin de chaque session. Avec le temps, on pourrait voir que les mains postées s'améliorent, et que de moins en moins d'entre elles présentent des erreurs. Le degré de succés est donc déterminé par la vitesse et la force d'amélioration de la qualité des mains postées.

  • L'argent, la winrate : Plus on joue de mains sur une limite donnée, plus notre winrate exprime notre qualité de joueur, exprimée généralement en x BB/100.

Au début d'une carrière de poker, la méthode n'a que peu d'intérêt. Peu importe votre winrate sur 3000, 4000 ou 8000 mains, ces indications ne seront que rarement fiables. C'est donc la méthode 1 qui s'y prête le mieux au début.

Application pratique

Après avoir vu quelles sont les conditions pour pouvoir réussir au poker, nous allons maintenant partir du principe que vous en disposez, ou êtes prêt à travailler dur pour les obtenir. Mais que faire maintenant ?

Postez des mains, des revues de session

Postez autant de mains que possible ! Postez autant de main que possible ! Postez autant de... Bon, je crois que vous avez compris le message. Il n'y a tout simplement pas de moyen plus simple et meilleur marché d'améliorer son jeu que de poster continuellement ses mains.

À quoi devez-vous faire attention lorsque vous postez des mains ?

  • Utilisez un convertisseur rend la création d'une main à analyser bien plus simple. Jetez un œil dans les forums d'exemples de mains. En général, il y a, tout en haut de ces forums, un topic avec des liens vers divers convertisseurs.

  • Notez chaque main sur lesquelles vous avez des doutes, et analysez-les après coup, ou faites-les analyser. Même les winning player en mid et highstakes continuent à constamment se demander si ils ont bien joué telle ou telle main.

  • Il y a des analystes professionnels sur PokerStrategy, écoutez tout particulièrement leur avis.

  • Lisez vous-même souvent dans les forums d'exemple de mains. Ne gaspillez pas trop de temps et d'énergie à lire des textes qui ne vous apportent pas grand chose au niveau du jeu.

Travailler les articles

Travailler les articles ne signifie PAS lire les articles une fois. Travailler un article veut dire que vous devez le lire aussi souvent que nécessaire, jusqu'à ce que vous soyez en mesure d'en communiquer le contenu à un tiers.

Travailler signifie : résumer l'article, et résumer le résumé.

Travailler signifie : Chercher un article sur un sujet précis, et chercher des mains d'exemples qui s'y rapportent, dans le forum.

Travailler signifie : Mieux vaut lire un article plusieurs fois que plusieurs articles une fois. Car le deuxième phénomène est la base de ce qu'on appelle la semi-connaissance, qui au final ne sert qu'à augmenter les mains mal jouées.

Rester concentré / environnement de travail

Lorsque vous jouez au poker, vous devez ne faire que ça ! Et non pas jouer au poker en regardant la télé, ou en surfant sur Internet, ou en téléphonant à votre copine. Ce sont des facteurs qui amputent votre concentration. Veuillez lire l'article Comment rester concentré ?

Bien entendu, au départ, on ne voit le poker "que" comme un hobby. Mais peut-être certains d'entre vous jouent au foot en club, ou ont un autre hobby du genre. Et, lorsque vous jouez vos matchs officiels le week end, vous le faites en ayant les bonnes chaussures, et ne faites pas autre chose en jouant.

Vous devriez également avoir sous la main vos tables de mains de départ et de cote et outs. Le coup d'envoi est lancé quand vous postez votre premier big blind, et la partie n'est terminée qu'une fois que vous aurez quitté toutes les tables.

Bien entendu, il est important de prendre du plaisir en jouant, surtout au début. Mais si on est honnête avec soi-même, alors force est de reconnaître qu'on prend d'autant plus de plaisir lorsqu'on réussit à quelque chose que lorsqu'on échoue ou stagne. Je peux adorer le football (pour rester sur cet exemple) mais si je passe mon temps à cirer le banc dans mon club, alors je finis par perdre ma motivation et le plaisir. Et cela vaut pour tout ce qu'on entreprend.

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